Le terme "innovation de rupture" a été inventé par Clayton M. Christensen, enseignant à Harvard, et auteur de The Innovator's Dilemma.
Christensen présente cette innovation de rupture sur la base du schéma suivant :

la courbe jaune présente les besoins réels des utilisateurs, satisfaits par les outils qu'on leur propose, dès lors que la courbe d'innovation atteint la leur. Le propos de Christensen est de montrer que les innovations continues (courbe orange) finissent par dépasser les besoins des utilisateurs en leur proposant des fonctions qui ne leur servent à rien.
Par exemple, dans le domaine automobile, il a fallu un certain temps pour produire en série des voiture dépassant les 100 Km/h. A cette époque les utilisateurs étaient en attente d'une amélioration. Aujourd'hui, certaines voitures peuvent aller à 200 km/h, alors que les routes sont limités à 130 km/h : typiquement, les besoins des utilisateurs ont été dépassés dans ce domaine, et ils s'intéressent à d'autres aspect (confort, sécurité, etc.). Un autre exemple, plus près de notre métier, est Office 2007, qui n'apporte pas grand chose de nouveau en étant très gourmand en ressources.
Lorsqu'on arrive à ce stade, d'après Christensen, les produits évoluant en mode continu tendent à se faire dépasser par des produits en rupture (courbe rouge), qui parient sur une autre approche dans les usages.
Par exemple, les voitures à hydrogènes, écologiques et silencieuses, commencent à intéresser le grand public, même si elles sont immatures. Plus près de nous, l'offre de bureautique en ligne Google Apps intéresse beaucoup d'utilisateur, même si ses foncions sont bien moins avancées que celle d'Office.
Puis une innovation de rupture à un temps T se fera dépasser par une autre à T + 1.
Ainsi, il est essentiel de maintenir sa dynamique d'innovation pour ne pas devenir un acteur dépassé...